Promotions

1,14 € 1,27 €

1,22 € 1,36 €

Qui est la Société des Ocres de France ?

C'est en 1780 que Jean-Etienne Astier, premier fabricant d'ocre, met en place un processus industriel de séparation de l'ocre et du sable. 
Milieu du XIXe siècle, l’industrie ocrière est à son apogée et l'ocre est exportée dans le monde entier.

A partir de 1875, le minerai devient de plus en plus rare et plus cher. Il faut passer à l’extraction souterraine par puits et galeries. Les coûts d’exploitation augmentent.

Après 30 ans de quasi-monopole, l’ocre de Bourgogne ressent durement la concurrence des ocres du Vaucluse, exploitées à ciel ouvert dans les communes de Gargas, Gignac, Mormoiron, Roussillon, Rustrel, Saint-Pantaléon, Villars et Villes-sur-Auzon.

Plusieurs exploitants de Puisaye, dont Gustave Parquin et Georges Lechiche, sont convaincus depuis longtemps de la nécessité de fusionner les différentes sociétés en une seule du fait de la concurrence que se font des exploitants trop nombreux.

Ils parviennent à leurs fins en réussissant à convaincre la plupart de leurs confrères en deux temps : en formant le 1er mai 1892, le Comptoir des Ocres de Bourgogne, puis la Société des Ocres de France.

Alors qu'en 1929, on comptait encore quelques 18 sociétés, qui employaient près d'un millier de personnes et produisaient environ 40 000 tonnes ; dès 1931, les effets de la crise économique et géopolitique mondiale auront des conséquences désastreuses sur l'industrie de l'ocre. Le déclin de l'ocre est provoqué à la fin des années 40 par l'arrivée sur le marché de produits nouveaux : d'une part, les produits dérivés du pétrole qui remplacent l'ocre dans la fabrication du caoutchouc ; de l'autre, les pigments de synthèse. 

anciens ocriers.jpg tonneaux pour le train

A partir des années 50 et suite aux problèmes évoqués plus tôt, le commerce de l'ocre est fragilisé et on assiste à une fermeture en masse des usines. La Société des Ocres de France maintient son cap tant bien que mal. Elle déposera une demande de cessation d’activité le 31 octobre 1973 avec une production quasi nulle et un carnet de commande vide.

Début 1974 : nouveau rebondissement, La Société des Ocres de France est sauvée in extremis par Gilbert Guigou.

Ce natif Aptésien vient de partir en retraite, laissant son entreprise de maçonnerie florissante à ses deux fils, Jean Paul et André.

L’ocre, ça lui parle. Il en est utilisateur dans son métier de maçon et surtout, il a grandi avec cette industrie bien présente dans sa ville. Aussi, lorsqu’il apprend que celle-ci est en faillite et à vendre, il n’hésite pas longtemps et investit ses économies pour la racheter en 1974. L’usine est en ruine, les machines inutilisables. Patiemment et la tête pleine de projets, il va remettre la production en route et trouver à l’ocre de nouveaux débouchés.

article sof 1926

journal "L'illustration" - 1926

Gilbert Guigou

Gilbert Guigou

1985 : Jean Paul et André, les fils de Gilbert, se séparent de l’entreprise de maçonnerie pour rejoindre leur père. L’aventure ocrière continue. Jean Paul prend en charge la partie administrative tandis qu’André se dirige plutôt vers le technique. Nelly, la femme d’André, comme beaucoup de femmes d’artisans, met ses compétences de secrétaire sténodactylo au service de la société. A eux trois, ils trouvent de nouveaux contrats dans le milieu du bâtiment. La Société Strasservil en plein développement leur confie la fabrication de leurs badigeons et enduits à la chaux, d’autres sociétés connues dans l’industrie de la peinture font également appel à leur service. Les Ocres de France et Lafarge plâtre créeront même ensemble une gamme de plâtres colorés.

Première gamme d'enduits et de badigeons de chaux en 1996

1996, 1998 et 2014 : les petits-enfants Brice, Stéphanie puis Pascal rejoignent à leur tour l'entreprise familiale par choix et amour du métier. Ils ont alors un objectif commun, valoriser et dynamiser le mieux possible leur patrimoine.

2019 : Sous l'oeil attentif des anciens, la saga familiale continue et s'étend sur une quatrième génération consécutive avec l'arrivée dans la société, en 2019, de l'arrière petite-fille de Gilbert Guigou, Ludivine.

Durant des années, la Société des Ocres de France est restée dans l'ombre, presque honteuse d'être restée debout alors que tant d'autres tombaient.

"Nous avions un petit bureau au sein de l'usine et on ne faisait pas vraiment de vente aux particuliers. De ce fait, nous étions méconnus du grand public qui pensait que nous n'existions plus ou bien qui confondait nos revendeurs avec nous" confie Stéphanie.

Pour pallier à cela, la famille décide d'ouvrir un magasin sur l'avenue principale de la ville ; cette "vitrine" mettra enfin l'entreprise en lumière.

magasin5%20(2).jpg

Magasin Avenue Victor Hugo - Apt

004%20-%20Copie%20(2).jpg DSCF0014%20(2).jpg

Dix ans plus tard, c'est une mission accomplie. Mais la logistique (capacité de stockage, problème de communication entre l'équipe commerciale et la production) devient trop lourde. Aussi, Pascal, Brice et Stéphanie envisagent la construction de bâtiments dans l'enceinte de l'usine.

Janvier 2015, l'équipe du magasin de l'Avenue Victor Hugo rejoint l'équipe de production. Cette initiative sera bien accueillie par les clients qui trouveront dans le showroom un plus grand choix de produit et des horaires mieux adaptés aux artisans.

brice pascal stephanie (2).jpg

"Aujourd'hui, nous sommes fiers de ce que nous représentons : un savoir-faire Français, transmis de générations en générations, un produit noble, une industrie écologique, une curiosité internationale, un immense désir de faire prospérer notre héritage industriel; pas pour s'enrichir mais tout simplement pour que notre grand-père soit fier de nous et de ce que nous avons accompli. C'est un vrai challenge et nous y arriverons".        

De nos jours, la Société des Ocres de France est la dernière entreprise autonome en Europe, qui exploite et transforme le sable ocreux en ocre pure.

Nouveau show-room - 200 chemin des Ocriers - Apt

                                    

Menu

Top